Où l'on ne parle plus que pour s'empoisonner
Il est parfois des jours où la froideur ambiante
Donne envie de pleurer, de regarder le vide
Et tout est vide, comme ces regards, ces paroles,
Comme cette maison où même les murs
N'ont plus rien à dire, et où les anciens visages
Se sont refermés comme des tombes de marbre
Chacun se repose sur la faute de l'autre
Et chacun se sent coupable d'être là
Exister n'est plus prétexte à donner fête
Mais faute d'occuper l'espace et l'oxygène
Pourquoi suis-je née, si c'est pour m'effacer ?
Pourquoi apprendre à parler quand on oublie les mots ?
Pourquoi toucher, voir, entendre, quand la vie...
Nous l'interdit
Il est parfois des jours où l'athmosphère fraichit
Et où les pierres tombales paraissent des bouquets
Il est parfois des jours où un mot, un regard
Vient vous pourrir la vie et tuer la journée