Le temps est mort, maintenant
L'amour l'a tué...
Et la femme, en pleurant, erre parmis ces gens...
Elle ne voit pas, elle n'entend rien, elle s'est perdue
Et la vie erre parmis ces corps
La vie qui meurt à petit feu
La vie que le temps a laissée
Comme un pantin sans fils et
Le temps que l'amour a tué
En claquant la porte
Et la femme à présent
Condamnée à vivre... sans amour, sans désir
Sans souffrance même
Et la femme sans voix
Et la femme sans mort
Et la femme que l'esprit a quittée
Abandonnée par la raison
Erre parmis ces gens ... en pleurant
juin 1991