18 février 1992

Bleu marine

Tu rêves de bleu et d'humides lumières
De grands espaces libres à l'opposé du ciel
Où seule et immortelle, habillée de rivières
Sans douleur, tu ferais l'amour avec la mer

Enlacée dans un drap de soie océane
Sirène idéale aux yeux bleu marine
Tu entraines avec toi toutes les étoiles
Et tu danses pour elles au milieu des poissons

Atlantis, amoureuse et admirable amie
Tes murs blancs, séculaires, attendent-ils encore
Les regards éblouis des dauphins du pays
Et les louanges divines des nymphes aux yeux d'or ?

Attendent-ils encore que la douce sirène
Aux formes éternelles et à la voix d'argent
Fonde en perles précieuses ses doigts de satin
Aux couleurs d'aquarelle et de nénuphar blanc ?

Océane enchantée, chantant pour envouter
Les marins attirés par les fonds abyssins.
Marine alizée ennivrée d'air marin
Appelle les dauphins qui nagent encore au loin
Dans les flots cristallins d'une voix lactée
Survolant l'air bleuté de tes belles années.

Neptune et ses sirènes sur un char de diamants
Viennent à ta rencontre avec des chevaux blancs
Et conduisent vers toi celui qui deviendra
incontestablement ... ton prince charmant

Petite fée aux accords aquatiques
Sauras-tu partager ta destinée magique
Avec les dauphins, tes frères symboliques ?
Toi, sirène azurée et princesse angélique.

# Posté le jeudi 07 décembre 2006 08:25

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:25

1er avril 1992

Désillusion

Il y avait le feu qui réchauffe et qui brûle
Et il y avait l'eau qui irrigue et innonde
Il y avait la terre qui porte et enterre
Et puis aussi le ciel, le soleil et l'orage.

Pour toi, il y avait la mer et les nuages
Ces choses immortelles qui font rêver les anges
Et l'amant que la rose imagine en chantant
Pour toi, il y avait le bonheur, mon enfant.

Il y avait ces choses qui font vivre ou mourir
Toi, tu le savais bien, mais tu rêvais quand même
Tu avais décidé de vivre avant la vie
Et de laisser la mort à ceux qui s'y connaissent

Il y a eu la pluie et le vent enragé
Et les fruits de ta vie n'ont jamais pu pousser
Il y a eu le sang sur ton corps outragé
Pour toi, il y a eu la terreur, mon enfant.
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# Posté le jeudi 07 décembre 2006 08:32

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:25

17 avril 1992

Désir

La nuit dort encore et mon oeil reste ouvert
Au fond de mes entrailles, un grondement s'approche
Je sens dans tes yeux bleux une flamme orangée
Déshabiller mon coeur en lui parlant d'étoiles

Lentement, la chaleur envahis notre espace
Et nos sens aiguisés inventent une autre fin
A l'histoire trop sage des nymphes alizées.
Nos lèvres humides se cherchent, affolées
Et tes doigts impatients courrent sur mon visage.
Sans un mot, sans un cri, sans un regard, même
Les corps des enfants se sont abandonnés.

Au matin, mon amour, au chant des hirondelles
Je regarde ton corps dormir paisiblement
Et j'avance mes mains jusqu'à ton visage d'or.
Le désir à nouveau a envahis mon coeur
Prendras-tu encore mes offrandes d'ailleurs ?
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# Posté le jeudi 07 décembre 2006 08:40

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:26

avril 1992

Hymne au sommeil

Ah, se reposer
Laisser son corps usé se délasser enfin
Fermer rien qu'un instant les yeux, et les mains
Cesser d'exister

Sentir sous le poids de sa fatigue
La douceur molasse d'un bon oreiller
Et échapper en dormant
Aux longues fatigues de la journée qui finit.
Arracher au destin ses muscles épuisés
Laisser derrière soi le trop dur labeur
Imaginer une seconde que la vie s'arrêtait
Et décidait soudain de s'allonger un peu
Pour ne plus travailler

Assez de réfléchir et de penser
De soulever ou de pousser
De planter ou e cueuillir
Prenons notre dernier soupir et
Partons dans la chambre avaler des moutons.
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# Posté le jeudi 07 décembre 2006 08:45

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:27

13 mars 1992

Va !

La marche de l'humanité
Vers la justice et pour la paix
Est un combat sans fin
Que nous devons gagner.

-Qui donc es-tu, annonymat,
pour oser prendre ainsi les armes ?
Que crois-tu donc, seul contre tous ?
Vas-tu descendre de ta croix ?

-Que fais-tu là, assit au pied d'un arbre ?
Tu dois travailler pour la société !

-Mais j'y travaille, mon ami,
J'écoute chanter les oiseaux.

-Oh, pauvre mère !
Qu'as-tu donc fait pour que ton fils
Ignore ainsi la règle ?

- Mon fils, pêcheur, porte la terre dans ses bras
Et le poids de ton âme n'est pas le moindre
Tu devrais bien lui demander pardon
De l'obliger à tant d'efforts.

- Dieu pleure à cause de moi.
Vais-je aider, pourtant, son fils
A mourir pour vous ?

- Le monde a besoin de toi, pêcheur,
Va !
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# Posté le jeudi 07 décembre 2006 08:55

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:28