11 février 1992

poême pour une gazelle européenne à son prince des sables repartit au pays.

Cet hiver sans toi

Sous ton soleil d'hiver
Mon prince du désert
Ne m'oublie pas

Chaque flocon de neige
Porte ton regard noir
Ta voix hurle mon nom
A chaque hurlevent
Et la ville respire
Ton parfum d'horizon

Je pense à toi

Quand le soir descend
Et que sur mes paupières
Glisse la nuit d'argent
Ton ombre familière
Quitte la mer et vient
Hanter mes rêves bleus

Puis tu me prends la main
Et les yeux dans les yeux
Nous rejoignons les astres

Quand au petit matin
Tu t'éloignes sans bruit
Tous les ciels de la nuit
Se brisent dans mes mains

Ton parfum dans mon sang
Comme un poison violent
Assassine le jour
Et pour un jour encore
Je pleurerai d'amour
Pour tes yeux noirs et Or

Reviens !
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# Posté le mardi 05 décembre 2006 09:04

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:21

17 février 1992

Là où tu es

Douce et ronde, pleine et courbe
Tu es la ronde des enfants de sucre

Légère et gracile, transparente à souhait
Tu es le vent du beau Danube bleu

Les fruits amers étincellent tes yeux
Comme les fraiches notes de Vivaldi

La candeur immaculée de ta passion fragile
Invite Schubert à l'Ave Maria

Mais la parole glacée de tes sens abusés
Nous fait souvent penser, et sans t'en ffenser
Ala danse macabre qu'écrivit St Saens

Trop de vie agitée dans tes accords sensibles
Et la musique apprend de tes gestes habiles
L'harmonie idéale d'un opéra divin

(pour Marie, une copine de lycée)
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# Posté le mardi 05 décembre 2006 09:18

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:22

17 février 1992

Ôde au sang de Marine

Tempête et folie, Ô gaité
Ton sang, Marine, s'enfuit
Et tu meurs.
Rouge sombre quand tu souris
Mais quand tu cries
Coule, ravis.
Chaud et épais, Marine,
Au matin, pour toi sonnera
Le glas de midi.
Fleur à la main
Chantait ce refrain
"Ô mon sang, Ô ma vie,
Coule et t'enfuis
Mais jamais ne vieillis"
Ton sang, Marine,
Sombre ou clair
Sur ta peau de papier,
Marine, quand tu pleures
Ton sang t'avilit
Mais Marine, Quand tu pries
C'est ton sang qui s'enfuit.

# Posté le jeudi 07 décembre 2006 05:31

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:22

20 février 1992

Promesse

Promesse
De vivre un jour nouveau
Sans jamais plus croire à l'amour

Promesse
D'être la femme de tes rêves
Sans jamais dire je t'aime

Promesse
Que demain je te quitterai
Sans jamais t'oublier

Promesse
De pleurer pour tes yeux
La main dans tes cheveux

Mon amour
De rire sans faire l'amour
Fais moi un jour
La promesse.
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# Posté le jeudi 07 décembre 2006 08:04

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:23

23 janvier 1992

Dirty race

La femme enfant aux yeux plus grands que le vent
S'enfuit, s'oublie, s'abime de sa vie
Entrée en transe dans l'antre de l'étrange outrage
Elle sort, matadore adoré d'un corps encore aimé
Et folle, alors, d'un feu que sa folie affole
Elle fuit, s'enfuit, s'oublie
Dans la torride tourmente
Du vent violé par la vitesse
Fantasme érotico-passionnel
Jouissance abusée de l'aigle de légende
Qui fond sur sa proie en Harley Davidson
La fille à la moto, sans passé ni destin
Se vide et s'avilit, avide de vitesse et de vitalité
Voracité grandissante, en solo ou duo
Sensualité émouvante de la femme enfant
Qui écrase l'engin entre ses cuisses insolentes
Danger dénudé, diabolique et délirant
Qui offre à l'amant une sentation sensuelle
De sexualité satinée et salissante
Exitation grisante et exaltée
De celui qui s'adonne et qui donne
Qui pardonne et raisonne
Qui façonne et fredonne la madone en Harley Davidson
Vacarme flamboyant oublié en s'aimant
Car amour à jamais emporte ses enfants
Sur destrier de fer sortit de l'onde pure
Voracité violente avalant sans vergogne
Des milliers de millions de kilomètres de macadam black !
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# Posté le jeudi 07 décembre 2006 08:15

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:24